Généralités sur les plantes carnivores :

Dionaea Muscipula

Certains disent plantes insectivores d’autres plantes carnivores. Le terme exact est carnivore car même si certaines plantes sont insectivores, d’autres espèces népenthes ou dionea peuvent capturer des proies telles que des gastéropodes genre limaces, petits batraciens voir petits mammifères pour les plus gros.

Histoire :

D’après les fossiles retrouvés, l’apparition des plantes carnivores date d’environ 85 millions d’années. Elles sont les ancêtres d’aldrovanda vesculusa. Leur évolution est le fruit d’une adaptation aux milieux pauvres, le terme “sol pauvre” est d’ailleurs très relatif pour ces plantes car un milieu dit “riche” peut leur être toxique. Sans compter la concurrence des autres plantes qui prennent facilement le dessus face aux plantes carnivores dans un type de milieu “riche

Donc n’oubliez pas : pas d’engrais !

Sur un total d’environ 350 000 plantes à fleurs seuls 650 plantes sont carnivores et se divisent en 9 à 10 familles.

Les urticularias et droseras sont présentes sur tous les continents, alors que d’autres ont besoin d’un environnement bien spécifique. On en trouve dans les marais, les tourbières, les lacs etc.. et la flore Française compte tout de même 20 plantes carnivores sur son territoire !

Les pièges :

Les pièges des plantes carnivores se répartissent en deux types : les actifs et les passifs. Comme vous l’avez peut-être deviné cela veut dire en gros les plantes qui bougent comme la dionea et celles qui ne bougent pas comme les héliaphores ou les népenthes !

Il faut savoir que se sont toujours les feuilles et jamais les fleurs qui forment les pièges. Comme toutes les plantes les fleurs servent à la reproduction et forment des semis ou des graines, les fleurs sont d’ailleurs souvent loin des feuilles pour faciliter le butinage et le séparer des pièges.

Les pièges servent donc à capturer et attirer des insectes grâce à divers artifices d’attraction, les insectes sont guidés vers les feuilles et se retrouvent piégés, ils servent le plus souvent de complément alimentaire et non de nourriture principale !

Voici les différents types de pièges :

  • à mâchoire ex : Dionea

  • à glue ex : Drosera

  • à aspiration ex : Urticularia

  • en nasse ex : Genliosea celui la mérite une précision : les insectes pénètrent dans un piège en forme de tube spiralé et retenu par une pilositée à rebrousse poils, l’insecte est dirigé vers une “chambre” puis digéré.

  • à urne ex : Népenthes

La Culture des plantes carnivores : ce qu’il faut savoir !

La lumière :

Contrairement à une idée reçue les plantes carnivores ont besoin en règle générale d’une bonne lumière pour leur photosynthèse, en effet les insectes et l’eau ne suffisent pas à leurs besoins et une partie des plantes couramment vendues vivent dans des marais ensoleillés et non dans des forêts tropicales humides sans lumière.

Mais l’autre grande majorité des plantes a besoin en revanche de beaucoup d’humidité et de lumière indirecte, il faut donc faire attention car se sont des plantes fragiles qui réagissent vite et peuvent dépérir rapidement ! Les deux plantes carnivores concernées par cela sont les népenthes et les pinguiculas.

La température :

On peut la répartir en 3 groupes : zone froide, zone tempérée, zone chaude.

  • Les espèces des zones froides : comme dionea ou saracenia peuvent être cultivées dehors toute l’année en tourbière aménagée avec si nécessaire une serre non chauffée.

  • Les espèces de zones tempérées : à tenir hors gel mais ont besoin d’une période de repos hivernale.

  • Les zones chaudes : à cultiver en serre chaude, véranda chauffée ou à l’intérieur de la maison.

L’eau :

Utiliser de l’eau de pluie si vous êtes en zone non polluée sinon préférer :

  • l’eau déminéralisée (utilisée pour les fers à repasser)

  • de l’eau osmose (utilisée en aquariophilie)

  • de l’eau de ville (filtrée dans des carafons échangeurs d’ions vendus dans le commerce).

Hygrométrie :

Pour les plantes carnivores l’hygrométrie doit être forte mais l’humidité du substrat est plus importante. Pour les moins exigeantes l’hygrométrie se situe entre 40% et 80% et entre 80% et 95% pour les plus exigeantes.

Substrat :

De manière générale le substrat à utiliser est la tourbe blonde qui représente 50% à 70% du mélange à cela on rajoute parfois de la sphaigne, du sable, de la vermiculite, de la fibre de coco, de la perlite..

La multiplication :

La multiplication des plantes carnivores se fait par semis, division ou bouturage. Personnellement je ne recommande pas aux débutants d’essayer le semis car il ne donne pas toujours de bons résultats !

Pour mieux vous aider dans la culture des plantes carnivores je vous recommande également ce livre : Plantes Carnivores

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